Reserver une place au Cabaret

12 octobre 2006

SORTIE DE « ADIEU A BERLIN » DE CHRISTOPHER ISHERWOOD, LE LIVRE QUI A INSPIRE CABARET.

Paris, le 12 octobre 2006 – Hachette Littératures présente la réédition de « Adieu à Berlin », le livre à l'origine du célèbre musical de Broadway. Michel Bulteau, l'éditeur français de Christopher Isherwood, signe la préface de l'un des grands romans de la littérature anglaise du XX° siècle.

La nouvelle mise en scène de Sam Mendes de CABARET, présentée aux Folies Bergère à partir du 27 octobre, est sans conteste la plus fidèle à l'esprit de Christopher Isherwood. Sur scène les spectateurs retrouveront notamment les personnages principaux haut en couleurs du roman ainsi que l'atmosphère décadente du Berlin des années 30 si bien décrite par l'auteur anglais.
« Adieu à Berlin » est actuellement en vente dans toutes les librairies, les grandes surfaces spécialisées et bientôt aux Folies Bergère !

CABARET, le musical de Broadway
Aux Folies Bergère
à partir du 27 octobre 2006
Billets et Informations
www.cabaret-lemusical.fr
0 820 84 25 38 (0,12 €/la minute)

Un roman témoin
Adieu à Berlin est certainement le roman le plus original et le plus réussi sur le Berlin des années trente. Isherwood soupçonnait la ville d'avoir voulu rivaliser avec Paris. Lui a voulu dans la composition du livre rivaliser avec Splendeurs et Misères des courtisanes de Balzac. L'intrigue du roman d'Isherwood et les personnages sont moins nombreux. Mais le livre est tout aussi bien mené. Dans une ville, qui est comme un immense appartement, se croisent Chris, jeune romancier homosexuel, Sally Bowles, chanteuse de cabaret qui rêve de devenir star et d'autres figures secondaires qui appartiennent toutes à ce Berlin en proie au chômage, à la malnutrition et à la panique financière. Christopher Isherwood, s'il se veut observateur détaché, n'en transporte pas moins le lecteur au cœur des mille et une nuits de la décadence. Le vers est déjà dans le fruit. Quand le livre s'achève, pendant l'hiver 32-33, aux élections de novembre les nazis ont perdu 34 sièges au Reichstag tandis que les communistes ont gagné 11 sièges. Pourtant, par une suite de mesures légales, Hitler deviendra maître de l'Allemagne. Charlie Chaplin avait cessé d'être drôle.

Christopher Isherwood
Romancier anglais naturalisé américain en 1946, Isherwood est né le 26 août 1904 et décédé le 4 janvier 1986. Il étudie la médecine à l'université de Londres en 1928-29 avant de gagner l'Allemagne où il enseigne l'anglais de 1930 à 1933. Il connaît la notoriété dans les années trente en même temps que le poète Auden quand tous deux écrivent en collaboration trois pièces de théâtre. La relation amoureuse des deux auteurs est rendue publique par le dernier volume autobiographique d'Isherwood, Christopher et son monde (1997). Dès son premier roman, Tous les conspirateurs (1928), il développe un style qui lui est propre : ses œuvres expulsent toute explication d'auteur et s'apparentent plus au découpage des films. Son second roman, Le Mémorial (1932), niait en plus les responsabilités individuelles en les reportant sur la guerre (celle de 1914-18). Le procédé est plus accusé dans Adieu à Berlin (1939), roman qui rassemble et complète des récits antérieurs : M. Norris change de train (1935), Les Howard (1936) et Sally Bowles (1937). Peut-être encore plus vraie dans La Violette du Prater (1945), la parabole de la guerre menaçante et de la décadence deviennent substance et broderie d'un film. Dans cette fiction, Isherwood est scénariste sous son propre nom. C'est fort significatif d'un aller et retour, constant chez lui, entre ses expériences de la vie et le parti de romancier-metteur en scène qu'il en tire. En 1939, il s'installe sur la côte ouest des Etats-Unis, et c'est le cinéma qui lui fournit de quoi vivre avant qu'il n'enseigne à l'université de Californie – où se situe en 1965 le roman Un Homme au singulier . Ses derniers romans sont écrits aux Etats-Unis Le Monde au crépuscule (1954) et Là-bas en visite (1962). En 1980 paraissent deux récits de souvenirs personnels : Mon Gourou et son disciple et Octobre.

A propos de CABARET
Stage Entertainment France présente CABARET, le célèbre musical de Broadway de Joe Masteroff, John Kander et Fred Ebb, aux Folies Bergère, à partir du 27 octobre 2006. Ce spectacle conçu et mis en scène par Sam Mendes (1) et Rob Marshall (2) fut multi-récompensé à New-York où il se joua à guichet fermé pendant six ans (1998-2004). Pour la première fois à Paris, ce musical, inspiré du roman de Christopher Isherwood "Adieu à Berlin", est entièrement adapté en français et interprété par une troupe d'artistes et de musiciens français. Broadway enfin à Paris !

CABARET, créé en 1966 à New York, a connu un énorme succès lors de sa reprise à Broadway dans la nouvelle version de Sam Mendes : 2377 représentations en six ans (1998-2004) et quatre Tony Awards® en 1998. Assisté par Rob Marshall pour la mise en scène et les chorégraphies, Sam Mendes a conçu une mise en scène innovante pour un spectacle contemporain. L'une des forces de ce musical repose sur le concept du Kit Kat Klub, boîte de nuit fictive du Berlin d'avant-guerre et lieu de toutes les intrigues de CABARET. Les spectateurs parisiens de CABARET découvriront l'enclave de liberté et de transgression telle que l'a imaginée Sam Mendes.

L'action de CABARET se déroule dans les années trente à Berlin où la crise économique fait rage. Au cours d'un voyage dans la capitale allemande, le jeune écrivain américain Cliff Bradshaw découvre le Kit Kat Klub, une boîte de nuit décadente où se produit la chanteuse Sally Bowles dont il tombe amoureux. La logeuse de ces derniers, Fraulein Schneider, projette de se marier avec l'épicier juif Herr Schultz, mais tout se complique dans cette ville menacée par les nazis qui s'activent à mettre sur pied le troisième Reich. Pendant ce temps, au Kit Kat Klub, Cliff Bradshaw, en quête d'inspiration pour son prochain roman, découvre les idées libertaires, le métissage social et culturel et les moeurs sans tabou qui animent le monde de la nuit berlinoise. Sally Bowles et le maître de cérémonie du club, ambigu et cynique, offrent un divertissement provocant et extravagant aux spectateurs venus profiter d'une soirée pour un instant hors de la réalité.

(1) Réalisateur de "Chicago" et de "Mémoires d'une Geisha"
(2) Réalisateur de "American Beauty", "Les Sentiers de la Perdition" et "Jarhead"